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Résumé :
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Avant de nous pencher en détail sur le monument objet de cette étude, il faut dire quelques mots du vaste gisement dont il constitue le pôle religieux. Assodé se trouve au centre du massif de l'Aïr (département d'Agadez, arrondissement d'Arlit), sur la rive droite du kori Agoras (fig. I)1 ; mais en fait ce sont deux agglomérations qui forment un véritable « grand Assodé ». il s'étend en bordure de la vallée même, sur 500 m x 1 500 m environ et comprend trois noyaux séparés les uns des autres par de hauts pointements granitiques (fig. 2). Si l'état de ruines de la cité est total, quelques maisons, peut-être une vingtaine des 300 ou 400 que dut compter la ville, sont encore partiellement conservées, sans doute celles habitées jusqu'au début du siècle3. Autant que l'on puisse en juger, ces maisons regroupaient quelques courts bâtiments rectangulaires, pas toujours juxtaposés, autour d'une cour de dimensions variables (fig. 3). Les édifices, à toit plat, ne semblent pas avoir comporté d'étage. L'appareil systématiquement utilisé est une maçonnerie fruste de moellons et de banco. Les observations de F. Rodd vers 1920 confirment ce que nous avons perçu des élévations. Les données exposées dans cet article ont été recueillies au cours de deux visites du site, en 1985 et 1986. Il s'agissait de compléter l'enquête sur l'urbanisme à l'ouest de l'Aïr et d'obtenir un matériel de comparaison utile dans le cadre du programme pluridisciplinaire « Peuplements anciens de l'Azawagh (Niger) », dirigé par E. Bernus. Ont participé aux travaux sur Assodé : E. Bernus, S. Ber- nus, F. Barry-Fardouet, P. Cressier. On trouvera une bibliographie plus complète sur l'architecture religieuse au sud du Sahara et sur l'origine de certaines des formes architecturales reconnues à l'ouest de l'Aïr dans notre précédent article : Cressier et Bernus 1984. Voir également, dans ce fascicule, l'article de S. Aradeon. 1. Coordonnées : 18° 27' 50" N — 0,8° 36' 00" E, carte IGN Timia. 2. Décrite, le plus récemment, par H. Lhote, qui en dresse un plan général (Lhote 1976 : 198). On se reportera aussi aux intéressantes observations de F. Rodd, qui effectua le relevé sommaire de la mosquée et de quelques maisons (1926 : 300-2 et pi. 28, 32). Parmi les rares renseignements antérieurs, citons ceux fournis par R. Chudeau (1909, d'après Gadel 1907). H. Barth, au milieu du xixe siècle, n'avait pu visiter la ville et avait recueilli quelques informations à son propos (Bernus 1972 : 88-9). Enfin, il y a peu, Djibo M. Hamáni (1989), au cours de la recherche historique qu'il a menée sur le sultanat de l'Aïr, a également parcouru le site. 3. Les informateurs de H. Barth indiquaient 80 maisons occupées sur les « mille » qui auraient tué la ville (Bernus 1972 : 89). R. Chudeau (1909) en signalait 66, abritant 200 habitants. F. Rodd (1926), moins de vingt ans plus tard, voyait la ville totalement dépeuplée
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