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Résumé :
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II se tient dans la pensée religieuse dogon un discours complexe, tendu par l'opposition de deux catégories, celles de ото et de pùru1, qui ont été rendues, faute de meilleurs termes, par les notions du pur et de l'impur. Corrigeons immédiatement l'effet de cette traduction. Pour les Dogon, ото signifie « vivant » et leur sert à désigner la qualité que possèdent la plupart des êtres, des animaux et des choses. A ce terme s'oppose toujours celui de pùru, terme qui ne signifie pas la mort (il existe un autre mot pour dire celle-ci, yïmû), mais dont le sens se situe bien quelque part dans l'orbe de la mort (advenir au pùru mène à la mort à plus ou moins brève échéance si l'on n'y remédie pas par un rite). Toutefois, on serait en droit de rendre pùru par impur si à l'idée de souillure et de miasme que renferme habituellement cette notion, on ajoute l'idée de perte, d'instabilité ou de dispersion des instances qui constituent la personne. Les premiers ethnographes des Dogon étaient pleinement conscients de l'écart qui existait entre les catégories traduites et leur traduction, entre les termes это et pùru et ceux de pur et d'impur. On admettra qu'il s'agissait pour les auteurs d'une commodité de langage dans le souci d'éviter la répétition de termes qui, s'ils sont conservés dans l'opacité de la langue vernaculaire, rendent bien des fois la lecture d'un texte ardue. On sait les difficultés et souvent même l'impossibilité pour l'ethnologue de rendre compte....
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