| Titre : | L’empathie en anthropologie |
| Auteurs : | Gallenga, Ghislaine, Auteur |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | Journal des anthropologues (N°114-115, 2008) |
| Article en page(s) : | pp. 9-11 |
| Langues: | Français |
| Index. décimale : | 306.0 |
| Catégories : | |
| Mots-clés: | Anthropologie |
| Résumé : |
Transitant de discipline en discipline, le concept d’empathie énonce un paradoxe en anthropologie. Si le concept est relativement ancien, il n’a jamais fait l’objet d’une appropriation directe bien qu‘il ait été abordé dans des ouvrages et des manifestations scientifiques. En outre, l’empathie concernerait l’ethnologie en ce qu’elle vise à la compréhension du comportement de l’Autre. Or, l’usage de cette notion donne à penser qu’elle pourrait être davantage mobilisée au sein de la production scientifique en anthropologie. On tourne autour, on y fait allusion mais le plus souvent l’empathie ne se voit reléguée qu’au rang de simple mot‑valise. Peut-être, son assimilation hâtive connotée à une forte valence psychologisante – ressentir les émotions d’autrui – a‑t‑elle ralenti son appropriation véritable? En réponse à la richesse des nombreuses réactions et échanges suscités par ce thème après la parution de l’appel à contribution, un colloque sur l’empathie en anthropologie a ainsi vu le jour au sein de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme les 12 et 13 octobre 2007 à Aix‑en‑Provence, qui a permis de préparer ce dossier.
Aussi coordonner ce dossier sur l’empathie, concept nomade, revient en quelque sorte à fédérer un ensemble de contributions autour d’un concept non fédérateur. Convoquée dans des problématiques afférentes à l’anthropologie du proche, du sensible et du réflexif, l’empathie est mise à l’œuvre à travers des recherches qui traitent des émotions, de la violence, de la maladie, de la mort, de la promiscuité, du corps, etc… |


