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Résumé :
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Le décalage entre une formation anthropologique qualifiée de « fondamentale » et en outre « d’exotique » et des débouchés principalement sur le terrain français et dans des pratiques dites « appliquées » était souligné. Un premier constat doit être fait aujourd’hui. Cette dichotomie entre anthropologie « fondamentale » et « appliquée » n’a pas résisté aux deux décennies écoulées et en particulier à la matérialisation des filières universitaires et à leur internationalisation. Archaïque, cette dualité, qui semblait une « spécificité française » a été noyée dans la multitude des domaines et des champs, mettant en contiguïté et en interpénétration les disciplines sur des foci précis. Corollairement l’augmentation du nombre des étudiants en regard de recrutements restés au mieux stables en nombre a considérablement accru l’éclatement des modes de professionnalisation et de valorisation de la formation anthropologique. Une compétition âpre pour des rémunérations faibles, un précariat allongé, durable et institutionnalisé à travers diverses formules (stages, post-doc, cdd, etc.) ont fait évoluer les rapports sociaux internes à la communauté anthropologique fondés antérieurement en grande partie sur le prestige intellectuel et scientifique…
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