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Résumé :
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Depuis les années 1980, la société islandaise a connu une recrudescence du nombre de ses intercesseurs coutumiers entre le monde des vivants et celui de l’altérité spirituelle. Cette émergence, contemporaine d’un regain de spiritualité qui est localement identifié par l’expression íslenska nýöld (nouvel âge islandais), est le plus souvent pensée dans les termes d’une rupture au sein d’un champ religieux traditionnel. Or il est vrai que chez la plupart de ces médiums-guérisseurs, les cosmogonies élaborées, les techniques empruntées et les figures surnaturelles convoquées témoignent de profonds changements occasionés par une globalisation des biens spirituels et une interpénétration des matières symboliques les plus hétérogènes. Pour autant, au‑delà de ces caractéristiques multiformes qui évoquent parfois un « désespoir de sens », l’observation des pratiques et des identités revendiquées par les médiums révèle aussi la routinisation d’un « ordre religieux » qui fut institué à une époque prophétique antérieure.
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