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Résumé :
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Cette nouvelle livraison du Journal des anthropologues s’inscrit dans une ligne de réflexion amorcée depuis plusieurs années et qui insiste sur la nécessité épistémologique d’appréhender la globalisation comme processus social central aujourd’hui. Néanmoins, la globalisation n’est pas conçue en tant que telle comme un objet de recherche ethnologique mais comme un cadre de référence au sein duquel les différents champs d’étude de l’ethnologie évoluent et s’éclairent : les ONG, l’entreprise et le travail, la santé, la biologie, la monnaie, la sexualité, etc. Le séminaire « Actualités de l’anthropologie » a nourri cet effort depuis trois ans en ouvrant à de nouvelles thématiques : ethnopsychiatrie, parenté homosexuelle, biodiversité, biotechnologie, féminisme, environnement, etc. L’organisation, en mai 2003, d’une journée d’étude sur les crises nationales a poursuivi cette orientation. Les crises constituent en effet un analyseur privilégié des modes d’actualisation de la globalisation dans la mesure où elles obligent à penser dans le même moment rapports internes et rapports externes et semblent brouiller les cartes du jeu international. L’actualité nous offre de plus en plus d’illustrations étonnantes de ces nouvelles articulations. L’effondrement des systèmes réels et symboliques de promotion et d’intégration qui caractérisent les crises paraît une entrée privilégiée pour comprendre les nouveaux imaginaires globalisés que provoque l’expansion du capitalisme, laissant à l’abandon et à l’isolement des poches importantes du monde…
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