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Résumé :
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Selon les lois françaises, mais aussi le sens commun, il y a un temps pour être parent, et un temps pour être grand‑parent. Toutefois, cette règle s’applique différemment aux hommes et aux femmes : ce qui est présenté comme une loi naturelle définit ainsi la maternité (en rejetant les mères ménopausées) et la reproduction (plutôt que la parenté, à voir le contraste entre les lois pour l’adoption et pour l’AMP). La réflexion sur la maternité peut remettre en cause ces présupposés partagés si l’on prend en compte un champ de recherche qui s’est développé en Grande‑Bretagne et aux Etats‑Unis, qu’on peut appeler « anthropologie de la reproduction », fondée à la fois sur la critique des théories de la parenté (via David Schneider et Marilyn Strathern) et sur une tradition féministe (de Rayna Rapp à Sarah Franklin et Helena Ragoné, par exemple). On peut alors poser la question : pourquoi ce champ ne s’est‑il pas pareillement développé en France ? Une comparaison entre les théories de la nature qui sous‑tendent les travaux de Strathern et de Françoise Héritier permet de commencer à explorer les réponses.
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