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Résumé :
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Les ONG, qui jouent un rôle croissant en Afrique en matière de développement rural, définissent leur action en termes d’appui aux initiatives locales, notamment dans le cadre d’un « partenariat » avec les associations paysannes. Cependant, on relève fréquemment un décalage important entre discours et pratiques effectives, dans le sens d’une subordination des producteurs. Dans l’Ouest Cameroun, l’intervention non coordonnée d’une multitude d’ONG en direction d’organisations paysannes jeunes et peu structurées favorise le développement de relations ambiguës et asymétriques. Les grandes ONG se posent en interlocuteurs privilégiés des associations de producteurs, leur imposant une tutelle de fait – que les secondes s’efforcent néanmoins de réduire par de subtiles stratégies.
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